









Né un 28 juillet 1963 à Perpignan, il fait de courtes études jusqu'en seconde à Perpignan. Puis il enchaîne plusieurs petits boulots : maison du tourisme de Perpignan, bibliothèque universitaire de Perpignan et aussi diverses activités de commercial tel que le Livre de Paris et autre vendeur de disques.

1986 : Vendeur de vêtements chez Olly Gan et jusqu'en 1988 responsable dans la boutique A Suivre à Perpignan.
1989 : Première ouverture, en tant qu'indépendant, de la boutique ANONYME, au 9 rue Saint-Jean à Perpignan. De 1989 à 1999, deux boutiques s'ouvrent rue des 3 journées et Passage Rive Gauche. Les marques, qui au début n'étaient pas présentes lors des 5 premières années, prennent rapidement leur essor dans la nouvelle boutique 21 rue de la Barre. Hugo, Hugo Boss, Calvin Klein, Paul Smith, Dolce & Gabbana, chaussures Kenzo, Jean-Baptiste Rautureau, Free Lance, Camper... La boutique devient le chef-lieu de la mode perpignanaise, et les attractions et autres animations s'enchaînent sur un rythme frénétique.

Une des plus connue et surprenante restera sans nul doute l’annonce de la neige à Perpignan. En effet, après avoir rempli le magasin de 30 cm de neige carbonique, deux camions benne eux remplis de neige naturelle ont formé une mini-montagne devant la boutique agrémentée de sapins, surfs et skis. Une machine à bulle a été aussi mise en place pour un effet visuel accentué. Et pour finir, après 5 jours de neige, un monumental lâcher de ballons gonflés à l’hélium s’envola dans les airs, associé à des fumigènes comme une vraie descente aux flambeaux.
De multiples opérations d’animation suivirent, comme la distribution de 10 000 ballons dans les rues avec un slogan pris sur le calendrier, en insistant sur une nouvelle fête « la Sainte Odette, ça se fête », accompagné de bouquets de fleurs à toutes les femmes. Dans l’après-midi de la fête de la musique, un groupe de quatre musiciens à jouer à la boutique avec animation au micro pour célébrer, avant le coup d’envoi de 20h, le fête de la musique.
Enfin, en 1997, dans le stade Aimé Giral lors de la 16e de finale de l’USAP, on a installé 4 ballons de 3 mètres de diamètre, où il y avait inscrit « ANONYME avec l’USAP ».
Ces ballons gonflés à l’hélium étaient placés derrière les poteaux de transformation de chaque équipe. Chaque ballon était maintenu par une corde et chaque corde par un homme qui maintenait le ballon à 3 mètres de hauteur. A chaque point gagné par l’équipe locale, (l’USAP), les 4 hommes lâchaient chacun sa corde : le ballon montait à plus de 20m de hauteur. Une fois l’opération accomplie, cette ascension faite, ils refaisaient descendre les 4 fameux ballons à 3 mètres de hauteur.

En 1999, fermeture d’ANONYME, après dix ans d’exploitation. A cette occasion, une fête « The last night » a été organisée jusqu’à 4h du matin, transformant la boutique en une véritable discothèque, avec portier (entrée sur invitation), DJ’s et buffet. La soirée s’est poursuivie dans une ambiance exaltée jusqu’à l’aube.
Octobre 2000 : naissance d’un bar de nuit, « El Corazon ». Dès les premiers mois, un élan s’est produit, de la part des jeunes comme des moins jeunes de la ville. Situé dans une rue pas très pratique ni fréquentée, et pourtant un nouveau son a été le symbole de la réussite du bar, en remettant au goût du jour des morceaux français des années 80 ainsi que ceux de nos amis d’outre-atlantique. L’apogée des fins de soirée était marquée par une seule chanson tirée des « Dix Commandements », « l’Envie d’Aimer ». Les personnes s’étaient à nouveau épris des chansons presque oubliées : cela leur a redonné l’envie de chanter des morceaux qu’ils connaissaient bien. Un air de nostalgie et de joie rejaillissait à nouveau des entrailles de la ville… Puis du pays.
En 2002, il prolonge la nuit au sein d’une discothèque à Canet, qu’il rebaptise le « IN LOVE ». Toujours l’histoire du cœur qui prend sa place ici en anglais. « Je serai le phare de vos nuits ». Parce que du « CORAZON » au « IN LOVE », il ne faut pas se perdre dans la nuit mais bien s’y rencontrer.
Et si dans ce cas, l’alcool, la fatigue et les excès peuvent être dangereux, il propose déjà une navette qui accompagne et raccompagne ceux qui le souhaitent chez eux. Il propose même des tests à la sortie et conseille de boire une boisson chaude et un croissant en attendant le départ en voiture. La musique, elle, est toujours au rendez-vous : à ce titre on retrouve des morceaux des années 80, plus en anglais cette fois-ci.

2004 : Arrêt de son travail dans la nuit, car la communication ne s’effectue pas comme il le souhaite. Il y a une différence entre ce qui se dit la nuit, et ce qu’il en reste le lendemain, et ce n’est pas ainsi qu’il conçoit les échanges entre les personnes, à savoir s’amuser, d’accord mais surtout partager le plaisir de la fête, la joie et la bonne humeur. La vente du bar et la cessation de ses parts dans la discothèque est brutale. Philippe ne fait que ce dont il est convaincu à 100%, dans la lignée de ses envies et de ses objectifs. La place de l’argent ne vient qu’en second lieu, même si celle-ci prenait une part importante dans l’activité.
Octobre 2004 : Reprise de la boutique ANONYME dans une zone commerciale extérieure à la ville. Il crée un nouvel espace plus grand, plus fluide, plus lisible pour la clientèle. C’est un véritable lieu de vie, comme un appartement boutique : canapé, écran plasma, frigo américain, bar avec café, thé et boissons à disposition. Un espace enfant est aussi prévu. Les cabines d’essayages sont spacieuses et conviviales. Les marques telles que GUESS Hommes et Femmes, sacs, chaussures et accessoires, prennent une place importante, de même que les costumes habillés et le côté jean’s, les tailleurs, les robes, les chaussures et les sacs chez les femmes.
Un listing de plus de 2500 numéros de téléphones portables est utilisé avec toujours une communication très personnalisée. Des messages tel que « le bonheur n’est réel que s’il est partagé », « Bonne Saint Valentin »… Et la création d’un site Internet est à découvrir absolument : photos, visite virtuelle, vidéos, bêtisier et vente en ligne se partage l’adresse www.amour-anonyme.com
La boucle est bouclée car c’est dans cette langue qu’il exprime son cœur.

Cécile à Philippe
Il est entré dans la lumière comme on rentre dans un songe, délicatement.
L’atmosphère a changé, enveloppant sa silhouette et son ombre.
Reste intact le regard, chargé de sens, de pardon et de menace. Celle de vous promettre uniquement la vérité.
Auréolé de mystère et de cette aura propre à ceux qui ont conquis l’univers d’un seul geste et qui ont compris sans se forcer que le bonheur n’est réel que s’il est partagé.
Il approche avec grâce, ouvre ses bras vers le ciel et transforme l’instant en quelques secondes uniques, incandescentes.
Il n’a rien promis si ce n’est améliorer ici-bas la compréhension du monde.
Ses yeux s’animent soudain, proches du vertige, frôlent les rebords d’un précipice attrayant où le danger affleure.
Pourtant le sourire revient.
Reprend toute la place, ouvrant le coeur à l’Autre, procurant cette paisible connivence silencieuse.
Il y a la permanence de sa voix claire et éraillée ensemble, la parole volubile et une part de mystère voilé.
A cela s’ajoute une dimension secrète, constituée d’accélération puissante, de repos ému et de partage insensé.
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